
Avez-vous lu Le Palais de Mémoire de Matteo Ricci de Jonathan D.Spence (Payot, 1986)?
Sur la quatrième de couverture - sorte de porte d'entrée des arrières cours pour les livres - on peut donc lire ceci:
A la fin du XVIe siècle, alors que se terminait l'époque des découvertes des grands navigateurs, les marchands et les missionnaires commencèrent à explorer l'Extrême-Orient, à la recherche de nouveaux marchés et de nouvelles âmes.
Un de ces voyageurs extraordinaires fut le jésuite Matteo Ricci, qui quitta son Italie natale en 1577 et prit le chemin des Indes puis de la Chine (...)
Il rédigea en chinois un traité de philosophie morale (...)
et, il construisit des palais de mémoire:
à cette époque en effet, ou voyageurs et missionnaires n'avaient plus de contact avec les livres et les bibliothèques occidentales, la mémoire était le seul moyen de classer et d'emporter avec soi l'ensemble de ses connaissances (...) On recourrait donc à divers moyens mnémotechniques (...) on attribuait une image à tout se dont on souhaitait se souvenir, et ces images étaient rangées dans des pièces; on inventait des portes et des escaliers donnant accès à de nouveaux espaces: progression infinie qui permettait de construire des palais plus ou moins vastes selon la quantité des informations à retenir.
Ce que cette page ne dit pas, c'est que la construction de ces palais est bien plus ancienne.
Les Grecs s'en servaient pour retenir des pans entiers de discours. Ils construisaient d'étonnantes pièces emplies d'objets hétéroclites destinés ainsi à archiver, encore et toujours. Par obligation. C'était une méthode.
Je me suis essayée, moi aussi, à construire ces palais. Cela n'est pas chose facile. Il faut beaucoup de rigueur et d'entrainement...
A l'heure où les liens numériques montent et descendent les escaliers d'un drôle de nouveau palais intitulé Web, ce blog va tenter de construire son palais de mémoire.
Un palais plutôt d'imaginaires, de lectures, de figures. Un endroit à fabriquer du souvenir.Un espace et un temps pour l'exploration, littéraire et de lectures, aussi.
Un palais qui n'a de nom que celui-ci car il se veut modeste, à l'écart de la vitesse et du flux, à l'étude de l'intervalle, de l'interstice, des ombres, du silence (pas de brouhaha, oh non), des rythmes, et des ruptures.
Quel sera mon premier souvenir? De quelle image vais-je te doter?
A la fin du XVIe siècle, alors que se terminait l'époque des découvertes des grands navigateurs, les marchands et les missionnaires commencèrent à explorer l'Extrême-Orient, à la recherche de nouveaux marchés et de nouvelles âmes.
Un de ces voyageurs extraordinaires fut le jésuite Matteo Ricci, qui quitta son Italie natale en 1577 et prit le chemin des Indes puis de la Chine (...)
Il rédigea en chinois un traité de philosophie morale (...)
et, il construisit des palais de mémoire:
à cette époque en effet, ou voyageurs et missionnaires n'avaient plus de contact avec les livres et les bibliothèques occidentales, la mémoire était le seul moyen de classer et d'emporter avec soi l'ensemble de ses connaissances (...) On recourrait donc à divers moyens mnémotechniques (...) on attribuait une image à tout se dont on souhaitait se souvenir, et ces images étaient rangées dans des pièces; on inventait des portes et des escaliers donnant accès à de nouveaux espaces: progression infinie qui permettait de construire des palais plus ou moins vastes selon la quantité des informations à retenir.
Ce que cette page ne dit pas, c'est que la construction de ces palais est bien plus ancienne.
Les Grecs s'en servaient pour retenir des pans entiers de discours. Ils construisaient d'étonnantes pièces emplies d'objets hétéroclites destinés ainsi à archiver, encore et toujours. Par obligation. C'était une méthode.
Je me suis essayée, moi aussi, à construire ces palais. Cela n'est pas chose facile. Il faut beaucoup de rigueur et d'entrainement...
A l'heure où les liens numériques montent et descendent les escaliers d'un drôle de nouveau palais intitulé Web, ce blog va tenter de construire son palais de mémoire.
Un palais plutôt d'imaginaires, de lectures, de figures. Un endroit à fabriquer du souvenir.Un espace et un temps pour l'exploration, littéraire et de lectures, aussi.
Un palais qui n'a de nom que celui-ci car il se veut modeste, à l'écart de la vitesse et du flux, à l'étude de l'intervalle, de l'interstice, des ombres, du silence (pas de brouhaha, oh non), des rythmes, et des ruptures.
Quel sera mon premier souvenir? De quelle image vais-je te doter?
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